L’exploitation de la licence Dragon Ball

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Source : imagepourtoi.com

 

Les super Saiyans sont immortels ! En effet, bien que l’histoire originale, créée par Akira Toriyama en 1984, pris fin il y a 20 ans de cela, Dragon Ball continue toujours à être dans le devant de la scène de temps à autres. Malgré l’apparition de la nouvelle génération comme One Piece, Naruto ou bien encore Bleach, force est de constater que la licence ne prend pas une ride et déchaîne toujours autant de passions auprès des fans. Et les détenteurs de la franchise comptent bien continuer de surfer sur la vague, parfois pour le meilleur mais aussi pour le pire.

Essayons d’analyser tout ce qui est sortie depuis 20 ans. Dans un premier temps, et le principal, le manga papier. Ici il n’y a pas grand-chose à redire, hormis quelques rééditions qui tiennent la route, on a ainsi la présence de l’édition basique, de l’édition anime-comic (où les cases sont remplis non pas des dessins du mangaka en noir et blanc, mais d’images en couleur de l’anime) et de la « perfect edition », qui se veut plus classe avec quelques illustrations couleurs. Sobre et efficace.

Passons à l’anime, après la fin de Dragon Ball Z, la Toei, en collaboration avec Akira Toriyama, décida de faire une suite des aventures de Goku : Dragon Ball GT. Et autant dire qu’il a et qu’il continue de diviser les fans. Alors pourquoi ? Déjà, au niveau de l’histoire. L’un des reproches souvent fait est au niveau de la narration, qui est bien trop hachée. En particulier le premier arc « À la recherche des Dragon Balls aux étoiles noires ». Il reprend le principe de Dragon Ball, c’est-à-dire la quête des boules de cristal, sauf que la mise en scène et les personnages rendent cela moins intéressant. Trunks est moins badass que dans DBZ et Giru (le petit cyborg) n’apporte pas de réel intérêt. Pourtant il y a de très bon passage et des combats épic, de plus nous avons eu le droit à un nouveau stade de SSJ (Supa Sayajin), le niveau 4. Mais il est aussi frustrant de voir des personnages comme Songohan être relégués au rang de protagonistes secondaires et inutiles, alors qu’il était sensé remplacer Songoku à l’origine (il est d’ailleurs sensé être plus fort que lui du fait qu’il soit un demi-saiyan).

Cette narration en dent de scies rend DBGT plus intéressant que des arcs HS, mais bien moins que l’œuvre originale de DB. Il y a aussi eu quelques bons films d’animations, sympathique, même si le chouchou des fans reste l’OAV de l’Histoire de Trunks. On peut évoquer rapidement l’un des derniers en date, Battle of Gods, qui gratifie de bons moments bien fun, mais qui nous laisse un peu sur notre faim. Le 5 avril 2009, Dragon Ball fait son grand retour en série avec Dragon Ball Kai. Cette série reprend de manière plus fidèle l’histoire du manga papier, avec des combats plus dynamiques ainsi que des images et sons en HD. Une idée plus qu’intéressante pour découvrir ou redécouvrir l’épopée de Kakarot, même si on aurait préféré un chara design réellement mis au goût du jour.

Pour conclure ce paragraphe, parlons (même si ça fait mal) de la seconde adaptation sur grand écran, avec des acteurs réels. Une adaptation américaine, Dragon Ball Evolution. On peut dire tout ce qu’on veut avec l’anime, mais ça reste du Dragon Ball. Il y a tout ce qui fait le charme de cette licence. Alors que le film, hélas, ne respecte pas grand-chose…D’accord il est difficile de résumer en 1h30 la saga Dragon Ball (Goku Petit), peut être que les américains voulaient toucher un plus large public en essayant d’occidentaliser l’histoire, mais il y a trop d’écarts scénaristiques par rapport au manga, et le film perd tout l’ADN Dragon Ball.

Résumons, un Goku lycéen amoureux de Chichi, un Piccolo qui fait plus malade que Namek, un Kamé Senin avec des cheveux et une barbe de 3 jours, pas de Krillin ni de Tenshinhan, un Kaméhaméha qui ressemble à une chorégraphie de Tecktonik, et la liste est longue…Tout supports confondu, cette adaptation est la pire qui soit dans l’univers Dragon Ball, compte tenue du budget et de la technologie disponible. Hollywood s’est torché les fesses avec la licence et a manqué de respect à M. Toriyama et aux fans.

Enfin, la licence Dragon Ball fut aussi grandement présente dans un média populaire : le jeu vidéo. Depuis sa première apparition sur NES, la série à bénéficiée de presque 100 adaptations, allant de l’action-aventure, au RPG et bien évidemment aux jeux de combats. Il y a même eu des jeux cross-over comme Battle Stadium D.O.N (DB, One Piece et Naruto), ou même plus récemment J-stars victory qui est sortie sur PS3 au Japon l’an dernier et qui sortira sur PS4 cet été en Europe. Parler de tout ça serait extrêmement long mais on peut retenir qu’il y a eu son lots de mauvais jeux (voir des purges injouables), mais aussi de grands titres comme : Dragon Ball Z 2 : La Légende Saiyan sur SNES, Dragon Ball : Advanced Adventure sur GBA et surement l’âge d’or sortie sur PS2, GameCube et Wii : les séries Budokaï et Budokaï  Tenkaichi (Le DBZ BT 3 reste pour une majorité, le meilleur encore à ce jour). La génération PS360 est à l’image des adaptations du manga sur nos consoles, il y a eu du correct comme Raging Blast 1&2, Xénoverse, etc,…ainsi que des jeux que nous pouvons considérer comme une pure escroquerie, d’ailleurs, Dragon Ball Battle of Z en est un bon exemple.

Nous pouvons constater que Dragon Ball est loin d’être mort et enterré. Nous ne savons pas quand interviendra l’adaptation en trop, peut être que ce jour n’aura jamais lieu, tellement l’engouement ne semble pas faiblir. Pourtant, ses dernières années, les fans ont souvent nagés entre agréable surprise et déception. Surtout que les éditeurs manient incroyablement bien la communication autour des futurs titres de l’œuvre de Toriyama, que ça soit le prochain film : Resurrection  Of F, le prochain jeu sur 3DS ou la nouvelle série animée : Dragon Ball Super, qui suscitent un vif intérêt. Espérons que les 3 seront à la hauteur de l’héritage laissé par l’œuvre dans notre culture.

Rappelons également pour l’histoire que la saga Dragon Ball puise son inspiration sur une légende bien connue dans la culture asiatique, celle du roi singe. Si vous voulez voir un film assez cool sur cette légende urbaine, nous vous conseillons vivement de regarder Le Royaume Interdit avec Jet Li et Jackie Chan.

 

Rédigé par Damien

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Une réflexion sur “L’exploitation de la licence Dragon Ball

  1. Ad K 13 mai 2015 à 9 h 38 min Reply

    Très beau récapitulatif de cette histoire qui nous a fait vibrer

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